Manger intuitivement, ça s’apprend !

Geneviève Nadeau janvier 2010

Apprendre à écouter sa faim, mangée pour avoir un bedon juste assez rempli, garder de la place dans son ventre pour profiter du dessert… Ces principes basés sur l’alimentation intuitive inciteront vos tout-petits à développer une relation saine avec la nourriture et à éviter de manger leurs émotions une fois à l’âge adulte. Voici trois trucs à instaurer en bas âge pour les encourager à manger selon leur appétit, tout simplement !

 

  1. Établir une routine

Afin d’aider vos marmitons à mieux identifier leurs signaux de faim et de satiété, tentez d’introduire une routine pour l’heure des repas et des collations. Ainsi, l’enfant apprendra à reconnaître à quels moments sont servis les aliments. Il parviendra aussi à se sentir rassuré, car il saura que même s’il mange peu au dîner, par exemple, une collation sera servie en après-midi. La crainte d’avoir faim, ne sachant pas à quel moment il mangera, peut faire en sorte qu’un tout-petit mange plus qu’à son appétit réel lors des repas. Un enfant en bas âge devrait pouvoir manger 3 repas et 3 collations : des petites quantités servies fréquemment, puisque son petit estomac ne peut pas en contenir trop à la fois !

  1. Oublier les assiettes vides

Évitez les « termine ton assiette, sinon, pas de dessert! » Lorsqu’un enfant est forcé à vider son assiette, il doit souvent manger au-delà de son appétit réel. De plus, manger devient une expérience négative, car il y a fort à parier qu’après avoir trop mangé, votre petit ange aura mal au ventre ou souffrira de nausées… Bien sûr, plusieurs parents diront que l’enfant est capricieux et qu’il ne veut pas manger ce qu’on lui propose pour avoir autre chose. C’est un fait ! Mais rappelez-vous qu’il faut exposer un enfant plusieurs fois à un aliment pour qu’il puisse l’apprécier. La clé ? Proposez à votre enfant de goûter, sans le forcer. Et s’il ne termine pas son assiette, rappelez-vous qu’il aura sa collation plus tard. Soyez sans crainte, il ne se laissera pas mourir de faim…

  1. Encourager les préférences

Tout comme les adultes, il est normal qu’un enfant préfère certains aliments plus que d’autres. Or, si votre petit amour préfère manger moins de choux de Bruxelles pour avoir de la place pour un yogourt après le repas, c’est parfait ! Un yogourt demeure un aliment nutritif et présente autant d’intérêt qu’un chou de Bruxelles… Et si le dessert s’avère être un brownie, comment réagir ? Et bien votre enfant a aussi le droit de vouloir se garder un petit coin dans son estomac pour un morceau de brownie. Cela dit, ce genre d’aliment moins nutritif gagne à être présenté à l’occasion, et pas à tous les jours ! Tout est une question d’équilibre. Évitez d’interdire à votre mini-cuistot de consommer des friandises, et apprenez-lui plutôt à reconnaître son niveau d’appétit, ainsi que ses préférences alimentaires du moment.

Catégories : Alimentation

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