Prévenir les allergies alimentaires très tôt : est-ce possible ?

Geneviève Nadeau juillet 2018

« Il ne faut jamais offrir de poisson avant l’âge d’un an » : voilà une phrase que l’on pouvait fréquemment entendre il y a près d’une dizaine d’années. Depuis, les recommandations ont grandement changé en ce qui concerne l’introduction des aliments solides à bébé pour la prévention des allergies. Qu’en est-il aujourd’hui ? Faisons le point.

 

Les allergies alimentaires en hausse

Entre 1997 et 2007, on a constaté une hausse de 18 % de la prévalence des allergies alimentaires aux États-Unis. Les principales allergies chez l’enfant sont celles au lait, aux œufs, au blé et au soya. Chez l’adulte, on dénote une présence plus importante d’allergies aux arachides, aux noix, aux poissons et aux fruits de mer. Bien qu’il soit très difficile d’identifier les causes d’une allergie alimentaire, la science réussit à mettre en évidence quelques facteurs de risque :

  • L’hérédité
  • L’industrialisation
  • Les facteurs environnementaux
  • Une flore intestinale en « déséquilibre » (présence de certaines bactéries qui semblent associées à la présence d’allergies chez certains individus)

L’introduction d’aliments allergènes

Selon les plus récentes recherches, tout porte à croire qu’il soit recommandé de ne pas retarder l’introduction d’aliments potentiellement allergènes. Ainsi, dès l’âge de 6 mois, poissons, œufs, et arachides peuvent être ajoutés au menu de bébé.

Enfin, durant la grossesse et l’allaitement, il n’est pas non plus nécessaire d’éviter la consommation d’aliments allergènes. Mères en devenir ou allaitantes, vous pouvez consommer des rôties au beurre d’arachides comme bon vous semble !

Catégories : Allergies

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